Cliquez ici >>> 🌜 et pendant ce temps là à vera cruz
Etune L1 à 22 clubs, ça va encore favoriser les performances en coupe d'europe. Bref, on va devenir une sous-nation de football. On l'est déjà . C'est impossible de faire pire que Saint-Etienne, Rennes et Lille cette saison de toute façon ou que Bordeaux, Monaco et Marseille la saison d'avant.
Site De Rencontre Gratuit Pour Femmes Mariées. Le spectateur est un petit être compliqué. Il est prêt à avaler beaucoup de choses ; il est prêt à avaler l’existence de planètes en dehors du système solaire où vivent des personnages compliqués, il est prêt à avaler l’existence de forces qui dépasse l’homme et permettent de déplacer des objets à distance, il est prêt à avaler l’existence d’un monde parallèle dans lequel des sorciers et des magiciens agissent en secret, mais il n’est PAS prêt à avaler un déroulé chronologique aléatoire où des personnes se retrouvent au même endroit quand l’une vient de vivre des aventures qui ont bien dû durer 25 ans et l’autre a à peine eu le temps d’avaler son petit déjeuner. 1. Toute la saison 7 de GOT Saison 7, épisode 3 Cersei est enceinte. Saison 7 épisode 7 Cersei n’a pas le moindre début de bide. Donc si on résume en moins de 3 mois, l’intégralité des armées se sont déplacées de plusieurs centaines de kilomètres. Les personnages ont parcouru le monde en long en large et en travers. On a extrait des tonnes d’acier valéryen, on a sauvé des gens, on en a tué d’autres, on a discuté des heures, on a organisé un sommet international où tout le monde est venu en bateau, on s’est connu, on s’est reconnu, on s’est perdu de vue et tout ça tout ça en TROIS MOIS. PRENDS MOI POUR UN CON. 2. That 70's show Eric a 17 ans en mai 76 et 18 en juillet 78. Après, les dates de naissance, hein, ce sont essentiellement des conventions, rien ne nous empêche de ne rien en avoir à foutre, rien de rien de rien. 3. Forrest Gump Dans le film, par ses paroles sur un plateau de télé, Forrest Gump inspire Imagine à Lennon en décembre 71 ; en réalité, la chanson a été enregistrée en mai de la même année. Du coup, Forrest Gump est juste un gros nul qui a voulu faire son malin en citant les paroles de la chanson du mec à côté de lui pour avoir l’air intelligent. 4. Gladiator Après avoir été dézingué par Commode, Maximus s’échappe d’Allemagne à cheval pour rejoindre l’Espagne, où se trouve sa famille. Il est blessé et saigne encore à la fin du voyage alors qu’il devrait avoir cautérisé ou être mort, en réalité. Sans compter qu’il a mis presque à la seconde près le même temps que les armées en forme qui ont fait le même trajet en partant avant lui. Il devait connaître un raccourci. 5. Goldfinger Bond réussit à éteindre une bombe programmée pour exploser dans 31 secondes 7 secondes avant qu’elle n’explose. Je vous laisse calculer ? Oui, ça fait 24 secondes de séquence. Sauf que ladite séquence dure 46 secondes. Y’a comme un problème. 6. Skyfall Ce n’est pas exactement de la chronologie, mais quand même. Comment voulez-vous que, tout intelligent qu’il soit, Silva puisse prévoir qu’il va être arrêté par Bond et le Mi6, placé dans CETTE PRISON-LA, CE JOUR-LA pour que le grand shutdown qu’il prévoit corresponde PARFAITEMENT au moment de rotation des gardes ainsi qu’à la tenue d’une audience pas programmée encore quand il a échafaudé son plan au cours de laquelle M sera auditionnée ? C’est simplement dénué de sens. 7. L'Empire contre attaque D’un côté, Han, Leïa et Chewbacca s’échappent des persécutions de l’Empire tablons sur 1 journée de course poursuite se cachent dans un astéroïdes tablons sur 10 heures dans l’astéroïde, rejoignent la cité des nuages tablons sur une semaine dans la cité des nuages avant que Vador n’arrive, et se font capturer par Vador tablons sur 1 petite semaine de captivité. Ensuite Luke arrive. Sauf que Luke en donc 2 semaines, un jour et dix heures a eu le temps d’arriver sur Dagobah une journée de voyage, trouver Yoda une journée supplémentaire et s’entraîner grave pour presque être au niveau jedi, ce qui dans les premiers films prend quelque chose comme 15 ans. Même si Luke est doué et progresse correctement, il n’est clairement pas resté 2 semaines avec Yoda, il est au moins resté 6 mois. Ce qui fait un peu juste pour aller sauver ses potes. 8. Stranger Things saison 2 Ok donc Eleven se barre. Elle part retrouver sa mère. Elle reste bien deux trois jours là -bas, quand même. Puis elle va à Chicago, se fait adopter par la troupe des dingos, organise un coup avec eux, fait le coup, et décide de rentrer. En stop. Cette histoire dure au minimum deux semaines. Et pendant ce temps-là , Hopper n’a toujours pas eu le temps de rentrer chez lui pour voir qu’elle n’était pas là . En réalité, l’histoire à Hawkins dure max 3/4 jours. 9. Sin City 2 Donc. Dans le premier Sin City, Marv Mickey Rourke meurt sur la chaise électrique. Dans le deuxième Sin City, Marv est de retour et présent dans toutes les histoires. Y compris dans celle où l’on voit Jessica Alba, laquelle se déroule après la mort de Marv. Ca doit être cool d’être immortel. 10. Riverdale la remise de diplôme bloquée dans le temps C’est toujours compliqué de calculer des trucs super compliqués comme X-7 ou X+7. Par exemple dans Riverdale, les élèves reçoivent leur diplôme en 2021 avant que la série ne fasse un saut dans le temps de sept ans. 2021+7 = 2028, tout le monde ou presque sera d’accord là dessus. Pourtant, d’après les auteurs de la série 2021+7 ça fait 2021 vu qu’il est mentionné plus tard que c’est l’année du présent de la série. 11. Les animaux fantastiques et le professeur McGonagall Lors d’un passage flashback des Animaux Fantastiques on voit le professeur McGonagall donner cours à Poudlard en l’an 1927. Ça pourrait passer inaperçu comme ça, sauf qu’en fait on sait que McGonagall est née en 1935, ça voudrait dire qu’elle était prof à l’écale près de huit ans avant sa naissance. Ça fait un peu jeune pour donner des cours, non ? 12. La Cité de la peur Et pendant ce temps-là , à Veracruz ». Il est techniquement impossible, compte tenu du décalage horaire, qu’à l’heure où il fait jour à Paris, ce soit le petit matin sur la côte mexicaine. Impossible.
Paroles de la chanson Vera Cruz par Sameer Ahmad Hoes down, Skeep Up Et le gagnant est ? Sameer Ahmad Coucou / Poupou / Lucien / Ancien / Couplet / Guru Sifu / Dojo / Kung Fu / Doudou / Poupée vaudou Pendant ce temps à Vera Cruz on coule de l'Armagnac Ici on rap du blues new school un peu comme Jazzmatazz Une soirée de plus qui pousse à la lueur de rien Ou j'retiens juste Bruce dans la fureur de vaincre J'ai revu fureur de vaincre avec Bruce Lee en tête Hendek spoiler, zulu dans cе zoo y à Suzuki en traitre Kung Fu, maîtrise dе maître, Sifu récite ce texte Dites-moi c'est qui le best ? Et surtout qui le reste ? Technique de scarabée, technique de John Lennon Imagine J'emplette des oranges fraîches et me prend pour Corleone le Don Put it on & on, flow marécageux, j'suis Iverson à leur question Et j'Louis Pasteur tous ces rageux, ok J'débarque à l'heure de gloire avec une heure de retard Avec la peur de boire la tasse, avec une gueule de bois À ceux qui veulent me voir, j'suis dans un pub ce soir J'abreuve ma fleur de l'âge tout près d'un club de jazz J'expire une puff de hash, bandit sous candy Kush Je parle du temps qu'il fait pour oublier le temps qui passe Une soirée de plus qui pousse à la lueur de rien Ou je retiens juste Bruce dans la fureur de vaincre Coucou / Poupou / Lucien / Ancien / Couplet / Guru Sifu / Dojo / Kung Fu / Doudou / Poupée vaudou Pendant ce temps à Vera Cruz on coule de l'Armagnac Ici on rap du blues new school un peu comme Jazzmatazz Une soirée de plus qui pousse à la lueur de rien Ou j'retiens juste Bruce dans la fureur de vaincre Coucou / Poupou / Lucien / Ancien / Couplet / Guru Dojo / Sifu / Kung Fu / Doudou / Poupée vaudou Cette histoire commence à la mort de Yuen-jia, un héros chinois légendaire. Il a été assassiné. Par qui, pourquoi et comment ? Personne ne l'a jamais bien su. Plusieurs versions ont circulé chez nous. Je vous en donne la plus populaire Au-delà de la fenêtre du 13 et 12 pour paramètres On blues de bled en bled avec dialectes d'analphabètes en fait Sur un peep show écrit dans de l'aquarelle ma belle Ta life une petite chose dont rue sera maquerelle ma men Depuis des lustres, moi-même comme poupée russe Vouloir être seul depuis l'début, bouffer son twin dans l'utérus Une soirée de plus qui pousse à la lueur de rien Ou je retiens juste Bruce dans la fureur de vaincre Coucou / Poupou / Lucien / Ancien / Couplet / Guru Sifu / Dojo / Kung Fu/ Doudou / Poupée vaudou Pendant ce temps à Vera Cruz on coule de l'Armagnac Ici on rap du blues new school un peu comme Jazzmatazz Une soirée de plus qui pousse à la lueur de rien Ou j'retiens juste Bruce dans la fureur de vaincre Coucou / Poupou / Lucien / Ancien / Couplet / Guru Dojo / Sifu / Kung Fu / Doudou / Poupée vaudou
Veracruz ! Je me rappelle quand lors de notre préparation de l’itinéraire j’ai vu cette ville et me suis dis “Et pendant ce temps, à Veracruz”, texte incontournable du film des Nuls “La cité de la peur” – précision ajoutée pour les incultes, que vous n’êtes certainement pas, ou plus – Bref, on arrive à Veracruz le mercredi 9, posé dans une salle en attendant notre prochain hôte, l’annonceuse a une sorte d’accent du Sud, elle appuie toutes ses fins de phrases “El autobuuuuuuuuus”. Si tout le monde parle comme ça, ça va être marrant ! Mais non. Tant pis ! Posé à un coin de rue, notre hôte ne va pas tarder à arriver. Une voiture un peu crasseuse arrive, je jette un coup d’œil au conducteur, il me regarde, je le regarde, il me fait un signe de tête, je lui en fais un en retour genre “yeah baby”, c’est Gerry. Look jeune, en mode anglais/espagnol, vivant très modestement, mais avec une télé de 130cm, des basses partout, une Apple TV, bref il adore le bon son et les belles images, et ça, c’est plutôt cool, car moi aussi. Quand je disais modestement, c’est genre il a toujours son frigo vide, pas d’eau chaude chez lui, son pare brise de voiture avec une dizaine d’impacts, mais honnêtement, je kiffe son mode de vie, même si certains ont d’autres priorités à 31 ans. Avec sa copine ils nous emmèneront chaque soir dans un bar ou restau pour goûter des spécialités, plutôt d’alcool que culinaires d’ailleurs. Enfin côté culinaire on s’améliore, le premier soir on a mangé plein d’ailes de poulet… épicées bien sûr – pour nous -. D’ailleurs Manon ressentait beaucoup plus que moi ce côté épicé, sûrement parceque les bières belges à 11° me plongent dans des états nébuleux où les sensations sont moindres. Autre détail, l’effet alcool nous rend plus lent à parler et comprendre espagnol, et eux plus rapides, le bordel quoi – es desmadre !- , mais c’est marrant à vivre 🙂 Bref, on s’habitue aux épices globalement. Par contre pas aux moustiques, qui ont fait leur apparition ici, au bord des Caraïbes. Notons également qu’il a fallu venir ici pour découvrir la raquette anti moustique – avec laquelle s’amuse Manon à 2h du mat – C’est sympa, on en prendra une en France ! – si on revient – Petit clin d’œil à Valérie ton anti-moustique pour vêtements sent vraiment la gerbe. Et maintenant la couette de Gerry aussi. Piscine avec une eau verte. C’est normal…. Au Mexique ! Bon et sinon, y’a quoi à voir à Veracruz ? – le fort San Antonio on a fait une visite guidée en espagnol, c’était sympa, on a compris 50% de ce qu’il a raconté, puis on s’est aperçu que le guide parlait français. C’est balo. Le groupe de Mexicaines avec nous était d’ailleurs insupportable, de vraies touristes à se prendre en photo les unes les autres voire toutes seules, à poser tranquillement pour faire leur “selfi” qu’elles ont dû s’empresser à facebooker/twitter/intagrammer, et pendant ce temps les 2 qui écoutaient le guide, c’était ceux qui le comprenaient le moins, nous quoi. Je me rappelle ce moment mémorable où elles m’ont sollicité pour les prendre en photo dans une salle de la prison du fort, faisant office de salle de torture et ne comprenaient pas pourquoi en retour on ne voulait pas être pris en photo “Ben je sais pas, y’a eu des mecs massacrés ici non ? Et pas la peine de nous parler anglais, on n’est pas états-uniens.” Le guide nous avoua qu’à notre accent il savait que nous n’étions pas États-uniens, je ne sais pas trop comment le prendre encore aujourd’hui, mais plutôt bien, enfin, je crois. Ah, et un détail sympa ou flippant, c’est selon, le bus nous emmenant depuis le centre ville au fort est en bois. Mais en bois au point qu’on a l’impression que ça va se péter de partout ! Ce qui était d’ailleurs le cas à plusieurs endroit. Pas très rassurant de le voir prendre des voies rapides comme ça ! J’imaginais et l’imagination c’est bien déjà l’un des taxis ou autre bus nous rentrer dedans et notre bus-en-bois s’écrouler comme un puzzle ! Mais ce n’est pas avec nous que cela arriva. – les plages, ne sont pas à voir. Désolé. C’est plutôt moches autour du centre. – le centre historique est jolie – l’aquarium à visiter est sympa, mais petit. Bon, ça occupe 30-40 minutes quoi. Petite anecdote comme ça, on était posé dans le centre historique à grignoter des cochonneries quand mon regard croise un groupe de jeunes qui commençait à partir, et soudain 3 d’entre eux font volte face, viennent vers nous – et m*rde, pourquoi je les ai regardés – puis ils nous disent que je suis grand et voudrait prendre une photo avec nous. Ils étaient encore plus contents en apprenant qu’on était français. Bref, j’ai cédé face à ces jeunes ne voyant que peu de touristes comme nous – et c’est vrai qu’on n’en croise pas -, du coup, il doit y avoir ma photo avec 2 mexicains qui traînent sur les réseaux sociaux. Salsa ! Lors de notre dernière soirée à Veracruz, Gerry nous emmena à nouveau dans un bar avec des bières délicieuses, mais surtout dans 2 boîtes une de salsa, et franchement pareil qu’en France y’a des bons danseurs, et d’autres qui semblent s’être trompé de salle. Rien d’exceptionnel. L’autre boîte c’était de l’électro, classique aussi, mais toujours un bon moment ! Là où l’aventure a du rebondissement vous n’avez pas lu tout cet article pour rien, tenez-bon !, c’est quand dans la seconde boîte, sur le coup des 3h du mat’, on est pris avec Manon d’une bonne douleur au ventre. Là vous vous dites “ça sent la merde”, et vous avez pas tout à fait tort, mais surtout au second degrés. Outre les quelques désagréments entériques qui survinrent et une nuit écourtée à 5 malheureuses petites heures, nous fonçames au terminal de bus. Il est 11h quand on arrive, le bus est à 11h30, on est large pour prendre nos billets ! Sauf que, ô désespoir, la file d’attente est énorme ! 11h24, c’est notre tour, tous les espoirs sont encore avec nous, mais le bus de 11h30 est plein. Fichtre. Le suivant, à 13h pile n’a plus qu’une place. Reste celui de 13h25, on croise les doigt, sinon ça décale à 18h. On est chanceux puisqu’il est quasi vide. La fille au guichet nous embrouille car on avait une réduction de 10% qui ne s’applique pas c’est le genre de petit détail con qui vous met un peu en boule après coup, et vous maintient dans une forme de stress constant ; et encore, je vous en met très peu, j’aurai pu préciser qu’on est parti à la bourre de chez Gerry, que le taxi a fait un détour, qu’on s’est tapé TOUS les feux rouges, qu’il n’y avait que 3 guichets sur 7 d’ouverts, et j’en passe. Plaignez-nous, vous le pouvez… Non je déconne ! On est en vacances après tout 🙂 mais revenons à nos brebis on a nos tickets pour le bus de 13h25. 13h20, nos oreilles discernent que le bus est en voie 4, on y fonce, mais quand je vais pour mettre les bagages en soute on me dit – “Non, c’est pas le bon, celui là c’est celui de 13h15, le votre 25” – “… 13h15 ? Il vient d’être créé ? Et c’est 13h25 mon coco !” On court alors partout pour comprendre ce qu’il se passe, et on navigue dans une brume de – “On sait pas à quelle heure arrivera le votre, ni sur quelle voie. Peut être voie 4 vers 14h, peut être 15h, peut être…” – “Non c’est bon chut !” Je vous avais dis que ça sentait mauvais cette journée. Pour vous la faire courte parce que l’article est déjà énorme !, c’est les vacances scolaires depuis hier soir au Mexique, du coup c’est le bordel ça explique la file d’attente à rallonge. Sur le qui-vive, stratégiquement placé sur le quai même la salle d’attente c’est pour les gens qui ne sont pas stressés, j’aperçois sur le coup des 14h40 notre bus en approche. Nous vîmes alors tour à tour tous les gens que nous avions sollicité dans notre pseudo-panique. Ils voulaient vérifier que nous avions bien vu le bus tu penses, on était les premiers devant la soute, nos regards se croisaient, et certains nous lançaient clairement via leurs mimiques un – “Ça y est, il est arrivé votre putain de bus ! Yes !” En bref, Veracruz est une ville où il fait bon vivre, on y est resté du 9 au 12 avril et ça vaut le coup d’y passer ! Prochaine étape, Villahermosa.
Vendredi matin, Guayaquil. 6h30. Maria m’attend sur le pas de la porte, afin de prendre une photo de moi pour son site web. Je suis un petit événement d’habitude camp de base des voyageurs à destination des Galápagos, sa petite guest house n’a vu personne partir pour l’archipel depuis Mars…J’arrive à l’aéroport avec presque trois heures d’avance, prêt à en découdre avec la bureaucratie. Mais, étonnamment, les démarches se font avec une fluidité déconcertante. Et je me retrouve à la porte d’embarquement en un tournemain. Ce qui me laisse tout le loisir de feuilleter l’Equipe du jour sur mon iPhone, comme presque tous les matins. C’est important de prendre des nouvelles du pays. J’ai hérité d’une place côté hublot dans l’avion. Lorsque celui-ci perce le voile de nuages qui surplombe les Galápagos, je découvre un paysage étonnant l’île de baltra qui héberge l’aéroport est un champs de roches noires couchées sur un lit rouge bauxite. Un rappel de l’origine volcanique de l’archipel. Les démarches à l’arrivée sont tout aussi fluides, mais lentes. Les passagers assistent en spectateurs au déchargement des bagages, puis à leur passage en revue par une équipe canine de l’armée équatorienne. Il nous faut ensuite prendre un premier bus, puis un bateau, puis un second bus qui traverse l’île de Santa Cruz jusque Puerto Ayora, ma première ville étape. Pendant le trajet, Francisco, un autochtone, m’explique les difficultés causées par la pandémie, et le tourisme somnolent qui en découle. Il en profite pour tenter de me vendre des excursions à prix d’ami, mais c’est de bonne guerre. Nous échangeons nos numéros, et il convient de me tenir informé des croisières journalières vers les îles du nord partant ces prochains jours. Le bus me laisse au petit port de Puerto Ayora. Sous le ciel couvert, la mer a des reflets d’opale blanche. Mais on devine que, touchée par les rayons du soleil, elle révélera ses teintes turquoises. Pendant ce temps-là , à Vera Santa Cruz… Je traverse le village pour rejoindre mon hôtel. Les agences proposant plongés et tours en bateau se mélangent aux magasins de souvenirs, restaurants, et hôtels en tout genre c’est bien une station balnéaire. Nous ne sommes pas néanmoins sur la Côte d’Azur toutes les rues ne sont pas goudronnées. Et l’affluence est mitigée les touristes ne sont pas légions et nombre de lieux ont portes closes. L’hôtel Sueños Silvestres rêves sauvages en espagnol… est bien ouvert lui. Un sympathique couple de soixantenaires me conduit dans une très belle petite chambre. Je vais être bien ici. Ces prairies bordées de cactus Le temps d’enfiler short et tongs et me voilà parti à la découverte du coin. Enfin après un almuerzo puisque le voyage m’a donné faim. L’après midi est déjà bien entamée je décide de remettre à demain le premier bain de mer et les premières émotions de snorkelling, et choisis de me rendre au Charles Darwin Center. Cette station de recherche œuvre pour la pérennité des écosystèmes et espèces endémiques de l’archipel. Cest d’ailleurs un refuge pour les tortues des Galápagos, qui sont légions dans le centre. Un guide nous mène, avec mes acolytes du moment, un couple d’américains et un autre d’équatoriens, à travers les enclos des différentes espèces. Certaines sont énormes ! Et dépassent les 150 ans…Ces créatures préhistoriques dégagent à la fois une force brute, archaïque, et une subtile douceur. Jambes en mousse Panzer Voilà à quoi ça ressemble une tortue, sans la carapace. La visite terminée, je reprends le sentier, qui passe par une petite plage. Là , tout naturellement, un lion de mer dort au pied d’un arbre. Plus loin sur le chemin, c’est un iguane marin qui bronze sur la chaussée. Je continue mon chemin et croise à nouveau un lion de mer et une famille d’iguanes. Sans que quiconque ne s’en émeuve. Je suis dans un monde parallèle ! Sentir le sable sous ma tête… Lendemain de cuite Sur le chemin de l’hôtel, je croise par hasard Camille et Vincent, le couple de français rencontré le premier jour à Quito ! Je savais qu’ils étaient dans le coin, car ils me donnaient fort gentiment des tuyaux à distance sur les îles. Mais c’est tout de même une belle surprise que de tomber sur eux ! Nous nous donnons rendez-vous pour l’apéro un peu plus tard. Le temps de jeter mes premières impressions sur ce lieu magique sur mon carnet et je rejoins mes nouveaux comparses dans un bar à bière de Puerto Ayora. Pendant ce temps-là , à Vera Santa Cruz… La bière est bonne. Chacun refait le film des quatre dernières semaines, prenant soin de distiller de précieuses recommandations sur les “must do” des régions traversées. Nous nous quittons vers 22h30, un heure avancée pour moi certes mais la soirée aurait pu se prolonger tant nous étions volubiles, enthousiasmés par nos aventures équatoriennes. Demain Vincent part à 7h30 pour une plongée au large, il est donc plus raisonnable de s’en tenir là . Et puis les émotions de la journée, et le décalage horaire, ont eu raison de moi. Je m’effondre dans mon très confortable lit. Samedi matin, Puerto Ayora. Aujourd’hui, le programme est simple découvrir Tortuga Bay, une des pépite de Santa Cruz, accessible à pied de Porto Ayora. Mes charmants hôtes me préparent un petit déjeuner sommaire, puis, appareil photo en main, je traverse la ville en direction du sentier de la baie des tortues. Je passe devant le port, où un groupe de pélicans semble converser avec les pêcheurs, en habitués. Et avec ceci Michel ? La street cred de cet iguane… J’arrive à l’entrée du chemin, fait de jolies dalles brunes, au milieu de cactus et verdoyants bosquets. Les lézards ont colonisé l’endroit. Comme ici tout est différent, ils n’échappent pas à la règle ils sont trapus et râpeux, comme de drôles d’iguanes miniatures. Lézard gonflé aux prot’ Au bout d’environ 3 km, le chemin débouche sur une grande plage paradisiaque. Sable blanc. Tranches de mer qui vont du turquoise au bleu sombre, séparées par de jolies vagues régulières. Tortuga Bay Des pélicans dérivent au gré du ressac, ou bien volent quelques mètres au dessus des vagues. Plus loin, des iguanes marins dorment sur le sable, ou se laissent, impassibles, submerger par la marée. En me rapprochant de l’extrémité de la baie, ce sont des grappes entières de ces étranges reptiles qui paressent au soleil. C’est loin quand même… Je lâche l’affaire… Zoom De-zoom T’as pas une clope ? Colors En tournant à droite au fond de la baie, je découvre un lagon entouré de mangrove, dont le calme contraste avec les courants de la baie. Sur la petite plage, des crabes rouges courent, latéralement, sur le sable fin. Lagoon J’explore les environs. Il faut être prudent et faire attention à ses pieds ! Je manque d’écraser un pauvre petit iguane qui se confond avec la roche volcanique…L’impassibilité de ces êtres d’un autre temps est désarmante. Ils me fascinent. Ils semblent avoir été forgés dans les entrailles de la terre, mais ne dégagent pas une once d’agressivité. Dans leur regard de pierre se lit seulement une indifférence sereine. La technique du cailloux Jean Michel Ballec Ballec aussi de profile Je poursuis sur les bords du lagon et rencontre un trio de fous à pieds bleus. Eux aussi d’une effarante tranquillité. L’un se nettoie le buste. Un autre somnole. Le dernier se ventile la gorge, sans émettre un son. Mais oú j’ai mis mes clés de bagnoles… Dtc Ah oui merci. Dans l’eau peu profonde dans laquelle baigne la mangrove, un lion de mer fait la planche, la tête complètement immergée. Chavirer Quel paradis ! Je profite un instant de la quiétude de l’endroit pour mesurer ma chance, puis fait demi-tour, retraversant la merveilleuse plage de Tortuga Bay. Maître Pélican sur son arbre perché Et les tortues dans tout ça, me direz-vous ? Elles sont au programme de l’après-midi ! Car je compte bien revenir, sans appareil photo mais avec un maillot de bain pour explorer le lagon de l’intérieur cette fois. De retour à Puerto Ayora, je croise Sydney et Keith, le couple d’américains retraités rencontré hier lors de la visite du centre Darwin. Nous bavardons un moment puis je repasse par l’hôtel pour y enfiler mon costume de plage. Rapide déjeuner dans une gargote du centre et me revoilà parti, masque et tuba en poche, vers mon paradis du matin. A peine arrivé sur la petite plage du lagon, où je croise à nouveau Sydney et Keith Santa Cruz est un village…, je me jette à l’eau. La température est délicieuse. Par contre, même en longeant la mangrove, la visibilité sous l’eau est très limitée. Je parviens tout de même à apercevoir près du fond sablonneux quelques petits poissons. Je traverse à la nage le lagon pour aller chercher ma chance sur les bords opposés. L’eau n’est pas beaucoup plus claire, mais j’y ai le bonheur de nager quelques instants avec deux iguanes, aussi imperturbables en mer que sur terre. De retour au sec, je ne renonce pas, et me mets en quête d’un autre moyen de voir les habitants du lagon. Une petite dame loue des kayaks à l’extrémité de la plage. Après quelques coups de pagaie, en longeant la mangrove, je découvre une bande de requins de récifs à pointes blanches, dont les plus gros font près d’1m50. Requin de récif à pointe blanche ppdm – photo pas de moi Je poursuis vers une bande rocheuse vers le fond du lagon. C’est là que je les aperçois. Leurs petites têtes curieuses qui émergent subitement à quelques mètres de mon embarcation. Puis elles replongent pour me faire admirer leur carapaces vert pâle. Certaines passent sous mon kayak. Une des tortues semble joueuse, et je parviens à naviguer à ses côtés pendant quelques secondes magiques. A ce moment la je ressens une immense joie, et un sourire béat est encore fixé sur mon visage lorsque je restitue mon bateau à sa propriétaire. Tortue de mer ppdm Je prends le chemin du retour, que je connais maintenant par cœur, me délectant des lumières de fin du jour sur Tortuga Bay. Fourbu j’ai marché près de 30km aujourd’hui, je m’effondre après un dîner rapide en ville. Quelle première journée aux Galápagos ! Dimanche, hôtel Sueños Silvestres. Aujourd’hui, je vais explorer l’intérieur de l’île. Après le bonheur d’un premier “Google meet” familial, je vais louer une bicyclette pour la journée, accompagné de Vincent. La route grimpe vers le centre de l’île. Vincent dans mon sillon, nous parvenons à Bellavista, puis tournons à gauche vers Santa Rosa. Là , mon compagnon d’échappée me laisse, fourbu, pour aller retrouver sa dame. Je continue, en montée toujours, vers Los Gemelos, deux gouffres de parts et d’autre de la route, au beau milieu du parc national des Galápagos. Ils ressemblent à des cratères effondrés mais ce ne sont pas des volcans. C’est tout de même bien l’activité volcanique qui est à l’origine de ces effondrement. La forêt qui borde Los Gemelos déborde de pinsons de Darwin, des noirs, des bruns, des jaunes… L’un des deux jumeaux Avec ou sans feuilles ? Il est où le moiniau? Je remonte sur mon vélo et fais demie tour pour la seconde attraction de la journée le ranch El Chato et ses tortues géantes. Le lieu est très vert, à vrai dire je ne m’attendais pas à rencontrer ce type de paysage au Galápagos. Et au milieu des clairières, d’énormes tortues se promènent paisiblement. C’est autrement plus impressionnant des les voir évoluer dans leur milieu naturel. Lorsque l’on s’en approche trop, elle rentrent à l’intérieur de leur carapace émettant un bruit aérien, entre l’aspirateur et la respiration saccadée de Darth Vador…Elles sont les doyennes de l’île. L’île est leur territoire. Elles ne connaissent pas d’enclos, et vont et viennent comme bon leur semble c’est pourquoi on les trouve si fréquemment sur les routes…. Ces étranges créatures imposent le respect, à l’image de ces chefs indiens ridés au regard d’une profondeur infinie. Elles nous rappellent de façon saisissante que nous, humains, ne sommes qu’une espèce parmi les autres, et bien plus jeune de surcroît. Michelangelo, après une bonne dose d’épinards The Shire Simon tu as un bout de salade sur la joue La dame aux camélias En revenant à l’entrée du parc, je croise évidement Sydney et Keith. Nous déjeunons ensemble en regardant les tortues mâcher langoureusement. Le charmant couple a quitté Chicago après leur retraite il y a trois ans, et depuis, ils voyagent. Tous les trois mois, ils élisent domicile dans un lieu différent Séville, Lisbonne, Tel-Aviv, le Canada…Je reprends la route après cette agréable conversation, me dirigeant vers la “Playa El Garrapaterro”, ultime étape de mon bike trip. J’arrive vers 16h, éreinté par tous ces kilomètres et dénivelés…Mais l’endroit vaut le détour. Pas aussi imposante de beauté que Tortuga Bay, la plage a tout de même de beaux arguments à faire valoir sable blanc, eau turquoise, mangrove, et vue sur l’Isla Santa Fe. Et puis j’arrive juste à l’heure du dîner des pélicans, qui tournoient au dessus des eaux et s’abattent comme des flèches sur leur proies. Le calme avant la tempête… Envol Prise d’altitude Reconnaissance, et repérage Verrouillage de la cible Impact Je retrouve Camille et Vincent qui sont venus prendre le soleil et profiter du paysage. Tout près d’eux, un lion de mer dort, la tête calée sous un tronc d’arbre. Je nage un instant dans la petite baie, puis il est temps de rentrer à Puerto Ayora. Avant de quitter la plage, nous faisons un court détour vers une lagune cachée derrière les arbustes. Là , un flamand rose sonde la vase en quête de nourriture. Je me dis alors que trois jours après avoir atterris ici, je n’ai rien perdu encore de ma capacité d’émerveillement. Avec plaisir et soulagement, je jette mon vtt dans le coffre du pickup taxi affrété par mes acolytes et nous rentrons à la ville. Nous décidons de nous offrir une délicieuse bière dans notre QG, la Santa Cruz Brewery, pour nous récompenser de nos efforts de la journée. Et sur le chemin du bar, nous tombons sur Julie et Aurélien, fraîchement débarqués dans l’archipel. Ils ont dans les mains deux langoustes et sur le visage de larges sourires. L’acclimatation a été rapide. Sur le chemin qui me ramène à l’hôtel, je fais le point sur les découvertes de la journée et peine à croire à tout ce que j’ai vu. La magie envoûtante des lieux prend peu à peu le pouvoir sur mon esprit. Et je n’y oppose aucune résistance… Lundi matin, Santa Cruz. Je me lève heureux, mais avec quelques symptômes tout de même de mon tour de l’île à vélo…Aujourd’hui, c’est détente. Je me rends dans la matinée sur le site de “Las Grietas” les fissures, qui se trouve à quelques minutes de marche du port. L’endroit est magnifique une faille au fond de laquelle brillent deux piscines naturelles. L’eau est cristalline, les bassins étroits et profonds une dizaine de mètre. Et du bord de la faille, quinze mètres plus haut, on voit s’ébattre les poissons tant l’onde est limpide. Las Grietas Mon couloir de nage privé Je plonge dans le premier bassin, muni d’un masque et d’un tuba. L’eau est délicieuse, chauffée par les rayons du soleil, qui émerge entre les parois de pierre. Et j’ai le lieu presque pour moi seul. Je le partage tout de même avec quelques minuscules iguanes marins, et de superbes poissons perroquets ! Je passe un long moment à nager, à quelques mètres de profondeur, avec ces drôles d’oiseaux des mers. Je retrouve l’intense joie enfantine que je ressentais en explorant les fonds de l’île de Bendor à la recherche de poulpes, ou de rascasses. Encore un moment magique. Poisson perroquet ppdm Je sors du bassin au bon moment quelques touristes bruyants viennent perturber la quiétude de l’endroit. Notamment une bimbo équatorienne qui tient des poses instagramables, avec des moues qui rappellent étrangement mes amis les poissons perroquets. Sur le chemin du retour, je m’octroie une sieste sur la charmante petite plage Las Alemanes, puis reviens au port. Je flâne un peu sur la promenade, sans programme en tête, et me viens l’envie de retourner à Tortuga Bay. La plage est toujours aussi belle, voire d’avantage sous un soleil plus franc. Je prends un bain dans l’eau turquoise, croisant le chemin de deux requins de bonne taille qui slaloment au ras du sable. J’ai envie de nager, je pousse donc un peu plus loin vers la lagune, dont les eaux calmes se prêtent aux longueurs de crawl. J’y croise Julie et Aurélien, qui profitent de la beauté tranquille du lieu, à l’ombre d’un arbuste. Nous allons ensemble observer, du rivage, les nombreuses tortues qui luttent contre les vagues, alors que la mer a forcit. Écran total Le coin des tortues Cherchez la tête… Sapé comme jamais Gommage gratos Nous rentrons ensemble vers Puerto Ayora, passant devant des grappes d’iguanes, réunis dans un câlin géant. C’est l’amour Nous conversons avec enthousiasme sur notre journée du lendemain une sortie en plongée à l’île de Seymour ! Découvrir la plongée aux Galápagos, quelle merveilleuse opportunité ! En ville, les instructeurs nous attendent au club pour signer les décharges administratives et essayer nos équipements pour le lendemain. Vincent est là , il sera aussi des nôtres, mais, plongeur averti près de 300 à son actif, il aura le droit d’évoluer en eaux plus profondes. Afin de souder le groupe nous prenons une rapide bière à la Santa Cruz Brewery, puis rentrons nous coucher tôt pour être d’attaque dès 7h le lendemain. De nouvelles aventures exaltantes nous attendent ! Mardi matin, archipel des Galápagos. Mon enthousiasme exacerbé a eu raison de mon sommeil, mais je me lève sans encombre, tant l’envie est grande de vivre cette journée. Les instructeurs nous accueillent au club avec le café. Nous chargeons le matériel dans les pickups et traversons Santa Cruz vers le débarcadère de Baltra, où nous attend le bateau. Cap au nord, vers l’îlot Daphné, un gros cailloux colonisé par les fous aux pieds bleus, dont les fientes blanchissent la roche. Là , Vincent et Augustin, un équatorien venu grossir nos rangs, effectuent leur première plongée. En tant qu’experts, ils ont droit à deux sorties aujourd’hui. Pendant ce temps, Richard, notre instructeur, nous briefe pour notre “discovery session” à venir. À la fois caustique et professionnel, il réussit sans mal à mettre tout le monde en confiance. Alors que la leçon touche à sa fin, un groupe de dauphins fait son apparition non loin du bateau. Juan Carlos, le capitaine, lance alors son navire à vive allure, et les cétacés s’empressent de venir jouer autour de nous. La matinée débute à peine et je suis déjà comblé. Tu me vois Tu ne me vois plus Y a toujours un guignol pour se glisser sur les photos… Nous revenons vers l’îlot, où nous avons tout de même laissé Vincent et sa bande à 20 mètres de profondeur. Et, en attendant qu’ils remontent, nous enfilons combinaisons, palmes, masques et tubas pour une courte session de snorkelling. L’eau est froide ! Mais ce que nous voyons nous le fait vite oublier des dizaines de poissons magnifiques affleurent les rochers ! Richard descend même réveiller gentiment un requin à pointe noire qui dort quelques mètres sous nos palmes. De gigantesques étoiles de mer rouges, jaunes, et bleues colorent ce merveilleux paysage sous-marin. Joyeux Noël C’est tellement beau que j’en oublie presque l’objectif principal du jour, la plongée. Il est temps de remonter à bord, nos collègues expérimentés refont surface. Direction l’île de Seymour, au nord de Baltra, pour, enfin, ma premier immersion dans le monde du silence. Julie et Aurélien sont sereins, ils ont déjà fait quelques baptêmes. Je le suis également, même si je trépigne d’impatience…C’est le moment. Équipés, nous nous laissons tomber en arrière, comme dans les documentaires de Cousteau que je regardais enfant. Richard nous aide à descendre, tranquillement. Nous nous tenons tous pendant quelques instant, jusque à atteindre le fond. Je me laisse guider, réalisant doucement que je respire sous l’eau. Richard me lâche et, seulement à ce moment, je prends la mesure de ma liberté. Une douce et paisible euphorie me gagne. Je n’ai jamais ressenti ça avant. Je nage au milieu des poissons, je fais partie intégrante de leur environnement. D’ailleurs, je les frôle tant ils ne font pas attention à moi. Ayant pleinement intégré ces émotions, je me concentre sur ce que je vois. Une multitude de poissons multicolores. Un requin qui approche les deux mètres et passe en zigzaguant tout près de nous. Un escadron de raies léopard qui vole gracieusement au dessus du sable. Une raie manta au loin, que je mets à suivre malgré moi, alors que Richard me rappelle à l’ordre au son de sa clochette. Le courant forcit et un déportement dangereux est vite arrivé… Raies léopards ppdm Nous sommes ensuite encerclés par un immense banc de gros poissons tropicaux jaunes et gris, eux-mêmes ballotés par le courant. Richard nous montre alors une minuscule nudibranche noire et bleue, rappel que la magie de la mer réside également dans les petites choses. Une limace qui a du style ppdm Un contrôle de nos jauges d’oxygène nous indique qu’il va falloir remonter. Déjà ! Nous sommes sous l’eau depuis 40 minutes, mais j’ai perdu toute notion du temps dans ces limbes aquatiques. Toute notion des distances aussi, puisque j’apprends que nous sommes descendus à 13m de profondeur, alors que la surface me paraissait si proche…De retour dans le bateau, je reste béat pendant quelques minutes, nostalgique de cette envoûtante expérience. Puis nous échangeons nos impressions avec entrain avec Julie, Aurélien, Vincent et Augustin. Le verdict est unanime, nous venons de vivre une plongée somptueuse ! Pour le déjeuner, nous nous régalons de ceviche à bord, devant un band de sable blanc où paressent de nombreux lions de mer. Puis retour au débarcadère de Baltra. Je ne vois pas le trajet du retour, m’étant effondré à peine assis sur la banquette arrière. L’équipe nous laisse au club vers 15h, fatigués mais heureux. Je rentre à l’hôtel écrire un peu et retrouve les frenchies pour l’apéro. Julie et Aurélien rentrent se préparer un énorme rouget dans leurs quartiers, tandis que Camille, Vincent et moi nous offrons poisson et langoustes sur le grill dans un petit restaurant. Un délice! La soirée est très agréable et nous ne voyons pas le temps filer…Je rejoins le Sueños Silvestres à minuit passé, et sombre instantanément dans un sommeil aussi profond que les bancs de sable de Seymour. Mercredi matin, Puerto Ayora. Difficile de faire aussi intense qu’hier en terme de sensations…Mais je m’y attelle. Aujourd’hui, on ne change pas une équipe qui gagne, nous, les frenchies au complet, partons pour une excursion snorkelling à l’île de Pinzon, à l’ouest de Santa Cruz. Nous embarquons avec cinq autres personnes, un couple de Quito, deux amies sœurs ? de Baños, et un business man colombien. Plus le guide Leo et le capitaine bien sûr. Après une petite heure de navigation, durant laquelle Julie et Aurélien, à l’étage, aperçoivent quelques ailerons de requins des Galápagos pouvant atteindre 4 mètres…, nous faisons un premier arrêt à l’Eden Beach, au nord-ouest de Santa Cruz. L’endroit est magnifique. Petite péninsule de sable et de rocher, parsemée de mangrove. Mercredi ou la vie sauvage L’eau est en revanche sablonneuse et trouble, mais en plongeant à 1m50 de profondeur, je mets à jour une raie épineuse cachée dans le sable. La bête fait pas moins d’un mètre d’envergure, et dans ces eaux troubles et peu profondes, cette rencontre est un peu effrayante. D’autant que sa longue queue est dotée d’un aiguillon venimeux…Je la laisse donc s’éloigner et rejoins le groupe sur la plage. Le tout dernier Dyson ppdm De l’autre côté de la péninsule, Aurélien a repéré une tortue qui nage non loin du rivage. Il se jette à l’eau dans l’espoir de la rejoindre. Mais l’eau est opaque et le vaillant nordiste perd l’animal dans le brouillard aquatique. Ce n’est que partie remise…Nous remontons à bord et déjeunons dans ce petit paradis d’eden beach, secoués par les vagues qui viennent mourir sur la plage. Puis cap sur Pinzon. Sur le trajet, je parle industrie pharmaceutique avec Mauricio, le colombien, qui est responsable des ventes Pour l’Amérique du sud chez Ferring. Nous atteignons notre destination en un tournemain, et c’est l’heure de retourner à la mer, en “open water” cette fois. L’eau est limpide. Et froide ! Il y a plus de fond aussi. On devine des fonds abyssaux à quelques dizaines de mètres de l’île à peine. Nous restons donc sagement à distance raisonnable, et progressons au dessus de gros rochers et bancs de sable blanc. La profusion de poissons est inimaginable ! Impossible de les recenser tous ici, je vous en nomme cependant quelques-uns napoléon arc en ciel, poisson ange roi, tang jaune. Napoleon, petit par la taille, grand par le destin il nettoie les gros poissons – ppdm Poisson ange roi ppdm Tang jaune, cousin éloigné du Banga orange ppdm Sur le fond, cachée sous un rocher, je repère une large raie, que je montre fièrement à Julie et Aurelien. La chasse à la raie nous a fait sérieusement dévier vers la zone des requins des Galápagos. Nous rejoignons donc à la hâte le groupe, poussés par une légère montée d’adrénaline…Le guide nous emmène alors dans une petite anse, peu profonde, bordée de gros rochers noirs. Julie est la première a l’apercevoir. Une tortue broute nonchalamment les algues accrochées au rocher. Non loin, un serpent de mer blanc taché de noir ondule sur le sable, face au courant. Beetle juice ppdm Sur la berge, une bande de lions de mer nous observe, curieuse. Puis ils se jettent à l’eau et viennent nager autour de nous, joueurs. Quelle grâce ! Nous traversons l’anse en direction des zones très peu profondes qui embrassent la mangrove. Là , dans moins d’un mètre d’eau, nous flottons au dessus d’une bonne douzaine de requins à pointes blanches qui somnolent sur le sable. Ils font entre 1m et 1m50 de long et ont un air patibulaire. Inquiétant…Mais ils demeurent inoffensifs, et nous faisons chemin arrière pour retrouver le bateau. La promiscuité sous marine ppdm Je n’ai pas envie de remonter à bord mais je suis frigorifié, donc pas mécontent. En route, un peu à l’écart du groupe, Julie, Aurélien et moi croisons la nage d’une petite tortue vert clair. Je plonge et me mets sur le dos pour accompagner ses hypnotisants mouvements. Le temps se suspend alors. Sans la nécessité biologique de remonter prendre de l’air à la surface, je l’aurai suivi toute une vie, cette petite tortue. De retour à bord, j’ai les doigts des mains et des pieds blancs et bleus, et un large sourire sur mon grelotant visage. Quelques litres de thé rétablissent ma température corporelle à un niveau decent. Sur la route qui nous ramène à Puerto Ayero, je converse longuement avec Aurélien, en dominant les vagues puisque j’ai été “upgradé” sur le pont supérieur. Au port, nous saluons nos acolytes de la journée, puis chacun prend la direction de ses foyers afin de se reposer d’une autre journée magique et intense. Je retrouve tout de même Vincent et Camille pour un dîner rapide. Et nous nous saluons car nos chemins se séparent pour un temps demain, je ferai cap vers l’Ile d’Isabella, à l’Ouest, quand eux iront à San Cristobal, à l’Est.
Alors que la factrice ne nous a pas apporté cette fameuse lettre alors qu'une décision nous concernant a été prise le 12 juillet, nous essayons de trouver les moyens de rendre l'attente plus agréable! Ne voulant pas passer par la case drogues dures voire douces, qui parait-il donne de bons résultats, mais provoque une accoutumance et grappille sérieusement sur les économies, nous avons décidé de revenir à une valeur sûre LA BOUFFE! Le chocolat nous a accompagné un certain temps, mais ses effets commençaient à être moins durable peut-on l'assimiler à une drogue du coup???. Ayant un peu de temps et des envies de frais par ces grosses chaleurs, on vous présente notre repas d'hier soir que nous nous sommes concoctés Alors oui nous étions 2 pour ce repas et non nous n'avons pas tout mangé, quand même!!!!! Vu que le facteur ne passe pas le dimanche, et que nous n'aurons du coup pas de courriers aujourd'hui pffff, ils pourraient faire un petit effort pour nous!, on a anticipé et prévu le repas de ce soir également Niveau dessert, là aussi la fraicheur a été privilégiée, mais on n'a rien préparé, on a préféré investir dans une valeur trèèèèèèès très sûre Bref que du très bon pour le moral!!!!! Par contre on n'avait pas de saké... Heureusement que le dieu de la bière était parmi nous!
et pendant ce temps lĂ Ă vera cruz